Les greffes

Parvenir à des progrès décisifs pour la qualité de vie des personnes transplantées



Depuis les premières greffes rénales réalisées à Nantes dans les années 1970, des progrès constants ont déjà porté à plus de 70% le taux de survie à 10 ans des greffons.

L’accès à la greffe est devenu possible pour des receveurs plus âgés ou de plus grands malades, et de nouvelles transplantations peuvent être proposées en cas d’antécédent de rejet.

Améliorer la tolérance des greffes


La crainte de l’échec reste néanmoins très présente chez les patients greffés. Pour y répondre, les chercheurs tentent obstinément de parvenir à  briser l’incompatibilité naturelle entre les tissus humains, ce qui éliminerait le risque de rejet.

Déjà, une meilleure compréhension des mécanismes d’acceptation ou de rejet des greffes ouvre la voie à de nouveaux procédés diagnostiques et thérapeutiques : pronostic des rejets (identification des malades à haut risque), tolérance accrue des transplantations par utilisation réduite d’immunosuppresseurs à moindre toxicité.

A terme, l’étude de nouveaux modèles d’induction de tolérance vise à diminuer fortement, voire éviter totalement, le recours aux immunosuppresseurs s’il devenait possible d’obtenir une tolérance immune.

Pallier le déficit de dons d’organes


Les chercheurs savent néanmoins que le déficit durable des dons d’organes nécessitera aussi d’autre types de réponses. Ils continuent d’y travailler : xénotransplantations, cellules souches dans la perspective de greffes neuronales (maladie de Parkinson).

Une approche prometteuse, expérimentée à Nantes sur des animaux transgéniques, pourrait notamment être de modifier l’expression de certains gènes au sein des greffons afin de préserver des rejets les cellules ou les organes xénogéniques.

Cette stratégie de suppléance pourrait déboucher sur une médecine de regénération  applicable aux maladies neuro-dégénératives ou au diabète.


Rien n’assure que ce défi hors du commun connaîtra un jour le succès. Mais même si cette espérance ne devait pas aboutir, les travaux entrepris ne manqueront pas d’avoir des retombées utiles pour le plus grand bien des malades.
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