PARCOURS

Responsable scientifique aujourd’hui de la cohorte multicentrique et prospective DIVAT, qu’elle a contribué à créer, le Pr Magali Giral a commencé son parcours professionnel comme interne en néphrologie puis chef de clinique aux côtés de J.P Soulillou (fondateur de l’ITUN). Elle a ensuite fait son post-doctorat à l’Université de Boston. Durant 5 ans ensuite, elle est l’interface INSERM, notamment sur les biomarqueurs en épidémiologie de transplantation.

TRAVAUX

La Cohorte DIVAT (Données Informatisées et Validées en Transplantation) permet de faire de la recherche en épidémiologie de transplantation rénale d’après des données informatiques recueillies et centralisées en France. Elle collabore avec le directeur de recherche CNRS Sophie Brouard, au sien de l’ITUN, sur les risques immunocliniques afin de mieux comprendre les mécanismes de tolérance et de rejet de transplantation d’organe.

Aujourd’hui ses travaux consistent à déployer la base de données DIVAT à l’Europe sous le nom EKITE, et à développer le parcours de soin en télémédecine grâce au suivi des patients par des outils technologiques de pointe et à la téléconsultation. En tant que PUPH, elle forme et encadre des étudiants et fait paraître de nombreuses publications sur ses recherches dans les revues scientifiques internationales.

CARTE D’IDENTITÉ
Praticien hospitalier dans le service de néphrologie du CHU de Nantes, depuis 2006 (après internat et clinicat dans le service) et responsable de l’éducation  thérapeutique (ETP) depuis 2010. Elle a obtenu son Diplôme universitaire en 2011 à Angers avant de le compléter d’une formation en éducation du patient à Genève en 2015.

PARCOURS ET MISSIONS
Elle coordonne les 3 programmes d’éducation thérapeutique pour les patients en insuffisance rénale chronique, pour ceux en attente de greffe (programme hémi régional en collaboration avec les centres de néphrologie-dialyse qui leur adressent des patients pour la greffe), et pour les patients greffés. Pour elle, la greffe c’est bien sûr une chance, c’est aussi une épreuve. En effet, recevoir une greffe, c’est accepter un organe étranger, gérer la peur du rejet, respecter des prises médicamenteuses au long cours malgré de possibles effets secondaires afin de préserver le greffon le plus longtemps possible. Ce qui l’intéresse particulièrement c’est aider les patients à trouver des ressources nécessaires pour faire face à leur maladie et s’y adapter, comprendre les difficultés liées à la maladie de la vie quotidienne et les aider à les surmonter.
Cette prise en charge en éducation thérapeutique est un travail d’équipe multi professionnel. Elle collabore ainsi avec des infirmières, psychologues et pharmaciens, secrétaires, aides soignantes (équipe d’éducation thérapeutique), ce qui permet une approche très enrichissante.
 Par ailleurs, elle participe à différents protocoles portant sur la qualité de vie des patients greffés ou avant greffe (PreKit Qol). Le protocole de recherche Télégraft, par exemple, porte sur l’utilisation des téléconsultations pour le suivi des patients transplantés de plus d’un an. Son objectif : diminuer les contraintes liées au suivi pour les personnes à plus faible risque de perte du greffon, ou intensifier-sans trop l’alourdir- celui des patients à plus haut risque de perte du greffon.
Aurélie fait également partie de la consultation d’éthique clinique du CHU.

CARTE D’IDENTITÉ
Praticien Hospitalier au service urologie et transplantation rénale du CHU de Nantes au sein duquel il a été formé. Membre du comité de transplantation de l’Association Française d’Urologie. Membre de l’équipe 3 du CRTI. Responsable de l’enseignement de l’urologie et de la transplantation rénale au sein de l’école de chirurgie et des pratiques interventionnelles de Nantes.

LA CLINIQUE
Sa pratique clinique quotidienne est principalement axée sur l’activité de transplantation rénale adulte et pédiatrique (donneurs décédés et vivants) et de transplantation pancréatique. Le CHU de Nantes étant un centre de recours, il offre un accès à la greffe à des patients aux situations cliniques de plus en plus complexes et délicates.

L’ENSEIGNEMENT
En charge de l’enseignement de l’urologie et de la transplantation rénale au sein de l’école de Chirurgie et des pratiques interventionnelles du CHU de Nantes, il dispense ainsi une formation théorique et pratique aux chirurgiens de demain afin de répondre aux objectifs de l’HAS : jamais la 1e fois chez le patient ! Cette école accueille également des formations nationales de l’Agence de la Biomédecine axées sur le prélèvement multi organe. Egalement enseignant au collège national d’urologie et à l’école francophone de prélèvement multi- organe, son objectif est de transmettre sa passion pour la transplantation aux générations futures de chirurgiens.

LA RECHERCHE
Membre de l’équipe 3 du CRTI (directeurs Gilles Blancho / Bernard Vanhove) depuis son MASTER 2, il contribue fortement à l’activité de recherche au sein du laboratoire des grands animaux. Sa principale thématique de recherche est la mise au point de la perfusion pulsatile hypothermique des transplants pancréatiques. En clair, son travail vise à améliorer la qualité des transplants afin d’optimiser l’accès à la greffe dans ce contexte de pénurie d’organes.

Née à Brest en 1953, elle devient Nantaise lors de son internat en 1977, effectue un an de stage au Canada, obtient l’Habilitation à Diriger des Recherches en 1997, passe sa thèse de science en 1998 pour devenir professeur de néphrologie en 1999.

Maryvonne Hourmant est aujourd’hui chef du service néphrologie et immunologie clinique. Celui-ci est divisé en trois parties : l’hospitalisation (en néphrologie générale et en transplantation), les soins intensifs (dédiés aux transplantés lors de la période initiale) et la dialyse (aiguë et chronique).

Elle intervient beaucoup en clinique, en consultation de greffe et est vice directrice du Pôle hospitalo-universitaire en immuno-cancérologie.

Le service Néphrologie & immunologie clinique est initiateur d’un suivi partagé, entre l’équipe et leurs collègues néphrologues du centre de dialyse. Son équipe suit les greffés, parfois sur une trentaine d’années : « Nous les rencontrons, les préparons à leur première greffe. S’ensuit un suivi régulier, avec au moins un point annuel. C’est un aspect particulièrement agréable : le relationnel est très présent, nous les connaissons bien et vieillissons avec eux ! »

Un fort investissement sur l’accompagnement des patients, qui permet d’expliquer le traitement et la pathologie, et de les rendre autonomes avec leur maladie pour mieux la vivre. « Cette éducation thérapeutique, devenue presque obligatoire, nous la faisons depuis très longtemps. »

Après des études approfondies en Immunologie et une thèse consacrée à la xénogreffe d’îlots pancréatiques, Diego Cantarovich a participé à la mise en place d’un programme de transplantation pancréatique à Nantes dès 1987 ; depuis, l’équipe nantaise se situe dans les plus grandes mondiales sur cette spécificité avec environ 20 greffes du pancréas par an. Cherchant la minimisation de l’immunosuppression ainsi que de nouveaux protocoles de soins qui permettraient de limiter les effets secondaires des greffes rénales et pancréatiques, le Dr Diego Cantarovich est aujourd’hui Vice-Président de l’association TREPIDE qu’il a cofondée, conseiller pour la revue médicale de l’ESOT et continue son activité de recherche clinique au sein de l’ITUN. Il compte plus de 150 publications nationales et internationales.

Né en 1959, il étudie à la Pitié Salpêtrière puis est interne à Tours avant d’arriver à Nantes, en chef de clinique en 1989. Dans son échange inter CHU entre Tours et Nantes, il découvre l’équipe de Jean-Paul Soulillou, au cœur d’un service dynamique et pionner en transplantation rénale. Il effectue son Master 2 en immunologie en lien avec le laboratoire Inserm. Il devient ensuite Praticien Hospitalier clinique tout en continuant la recherche en néphrologie. Sa thèse de 3ème cycle, en 1996, porte sur deux volets : la maladie du syndrome néphrotique et sa récidive en transplantation, et les cancers en transplantation. Habilité à Diriger les Recherches (qualification universitaire) en 2000, il est alors professeur des universités – praticien hospitalier (PUPH) en immuno clinique en 2001. Responsable du secteur transplantation aigue au CHU de Nantes depuis une dizaine d’années, Jacques Dantal partage son temps entre l’activité clinique, les consultations (en prégreffe, greffe et néphrologie générale), et la recherche sur l’immunologie de transplantation.